1 rue Saint Malo

1 rue Saint Malo

L’immeuble au 1 rue Saint Malo à l’angle avec la rue Duguesclin bénéficie d’une situation privilégiée dans les rues piétonnes de Lannion avec en prime une belle orientation au sud. Inhabité depuis quelques décennies, les travaux seront relativement lourds mais permettront de redonner tout son cachet à ce bâtiment daté de 1635. Afin de faciliter les accès, un escalier extérieur sera créé dans la cour derrière l’immeuble. Il desservira les étages et l’appartement du 3 rue Saint Malo. Les travaux de dépose intérieure et sablage sont terminés, le gros œuvre sera entamé en septembre, la fin des travaux est prévu pour l’été 2021.

Sommaire
1. Albums photos
2. Articles de presse
3. Particularités architecturales
4. Datation de la construction
5. Historique des propriétaires
6. Techniques de rénovation
7. Noms des rues

1. Albums photos

Vue d’ensemble des deux immeubles: 1 et 3 rue de Saint Malo
Vue aérienne prise par AltiBreizh

Voici 3 séries de diaporamas présentant la situation avec travaux, la réalisation des travaux et l’état final.

Série 1
Photos avant travaux

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Arrière
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1-3 rue St Malo Toiture 2
1-3 rue St Malo Toiture 3
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Série 2
Photos pendant les travaux

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Projet de rénovation

Projet de rénovation vue depuis la rue Dugesclin

« Restaurer un édifice, ce n’est pas l’entretenir, le réparer ou le refaire, c’est le rétablir dans un état complet qui peut n’avoir jamais existé à un moment donné. »

Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868.

2. Articles de presse

Article dans Le Trégor, 17 septembre 2020

02/10/2020 Le Télégramme
A Lannion, cure de jouvence pour deux immeubles du centre historique

3. Particularités architecturales

Les siècles se succèdent avec leurs particularités: XVIIème pour sa construction, le XVIIIème avec un probable viellissement, le XIXème avec le changement de façade et le XXème avec modification de la toiture et des doublages cachant les murs anciens. L’année 2021 marquera sa réhabilitation.

Photo de 1900. La façade côté ruelle était déjà penchée et les fenêtres de droite obturées. La tour est ronde, fine et en encorbellement. C’est une particularité à la fois esthétique et pratique: cette ruelle étroite était dans le passé très passagère (la rue menait du pont de Kermaria au centre ville) et cet encorbellement permettait d’éviter un choc avec une charrette. Seule différence par rapport à aujourd’hui, la tour était alors surmontée d’une coiffe charpentée. A l’arrière de l’immeuble le petit local abritait une échoppe à l’enseigne FEULOU. Au fond les halles ne sont pas encore construites, elle le seront en 1905.
La petite porte à droite de la tour était l’entrée d’origine puis elle a été déplacée à la place de la fenêtre de gauche. Ensuite les fenêtres de droite ont été obturées au XIXème. La dépendance sur la gauche a successivement servi de petite maison, d’atelier puis de boutique. Une écurie se situait à l’arrière de la cour.
La fenêtre devenue porte, beau travail de menuiserie.
Vue arrière du bâtiment. La partie de gauche est une ancienne maison transformée en atelier boutique au XIXème siècle puis garage ou boutique éphémère au XXème. La porte de droite est une porte cochère par laquelle les chevaux pouvaient passer pour accéder aux écuries à l’arrière de la cour. Après rénovation cette porte deviendra l’entrée principale des immeubles.
Emplacement commercial no1 pour le futur commerce. Cette façade comportait à l’origine un pan de bois qui a été supprimé au XIXème siècle pour être remplacé par une façade maçonnée. Il s’agit d’une transformation typique sur XIXème sur Lannion.
Présence de mortaises sur les poutres des 1er et 2ème étages, témoins de l’existence ancienne d’une façade à pan de bois côté rue Saint Malo
Vue aérienne de la toiture. La complexité des toitures et jonctions avec les souches de cheminées est bien visible.
Dans la cave les fondations en pierres n’ont pas bougé.
La particularité de cet immeuble reste la tour en colombage côté rue, dite tour à queue d’ampoule. Ce type de tour existe sur les manoirs bretons, souvent à l’angle sur le plan en équerre. En ville les tours à queue d’ampoule sont moins courantes.
Un exemple notable de tour à queue d’ampoule en façade est la maison de la sénéchaussée à Landerneau datée de 1664 soit 18 ans après l’immeuble du 1 rue Saint Malo. Récemment rénovée par la ville de Landerneau cette maison a retrouvé toute sa superbe.
Côté rue la maison de la Sénéchaussée de Landerneau présente une façade à pan de bois et recouverte d’ardoise. La façade est dite à vitrine car les fenêtres sont au devant de la structure bois. Cette photo permet d’imaginer un peu l’aspect de l’immeuble du 1 rue Saint Malo lorsqu’il présentait encore sa façade à pan de bois.

4. Datation de la construction

La dendrochronologie est une technique scientifique permettant la datation précise des bois qui est très utile pour dater la construction d’un bâtiment notamment en étudiant sa charpente ou ses planchers.

Prélèvements effectués par le bureau Dendrotech de Rennes, une équipe d’archéologues spécialistes de la dendrochonologie au service du patrimoine.
Résultat de la datation de la charpente par dendrochonologie

La charpente de l’immeuble du 1 rue Saint Malo étant homogène dans sa composition, nous concluons que l’immeuble a été construit entre 1635 et 1636 et que ses poutres en chêne proviennent d’arbres âgés de 110 à 140 ans. L’analyse de la maçonnerie suggère par contre que des murs plus anciens existaient sur la parcelles et qu’il ont servi d’appui pour les murs de 1635. Cette surélévation a pu déstabiliser une partie des fondations, conduisant à l’inclinaison du mur côté tour.

Contexte historique: Suite au grand incendie de 1598 le centre de Lannion était bonne en partie dévasté, la majorité des construction étant en bois. Jusque vers 1610 les pillages étaient encore fréquents, les habitants avaient même pris l’habitude de bloquer les rues avec des barricades pour se protéger des voleurs. Dans les années 1620 la ville a de surcroît été touchée par la peste, conduisant la ville à bloquer la circulation sur les ponts afin de réduire la propagation de la maladie. Les années de 1630 ont par conséquent été une période d’intense reconstruction. Plusieurs immeubles dits fin XVIème ou début XVIIème datent en fait des années 1630 et correspondent bien souvent à des reconstructions sur les parties détruites.

5. Historique des propriétaires

Avec l’aide de l’ARSSAT (Association pour la Recherche et la Sauvegarde des Sites Archéologiques du Trégor) et l’association CHEF d’ARMOR (Cercle Héraldique, Épigraphique et Filiatif d’Armor), l’origine de la propriété a pu être établie. L’immeuble a été construit en 1635. Au XVIIème il appartient à la famille de LESORMEL, nobles de Plestin. Au XVIIIème il passe à la famille ILIXANT, notables de Lannion. Au XIXème il appartient successivement à un marchand, un avocat, un pharmacien et un ébéniste. Au XXème il appartient aux GOURIOU puis aux GAY.

La construction de l’immeuble a été datée de manière précise par dendrochronologie : le bâtiment actuel date de l’année 1635, bien qu’une partie des murs soit probablement plus ancienne. Le premier propriétaire connu est Yves de Lesormel (1594-1650), Seigneur de Coatsabiec. Il est issu de la famille noble de Lesormel d’origine de Plestin et dont les origines remontent au XIVème siècle. Ils y possédaient un manoir dans la vallée du Duron, manoir qui a d’ailleurs été récemment restauré. Son blason est bandé de six pièces d’argent et d’azur avec pour devise « Le content est riche ». Peu fortunée la famille considérait donc sa fortune dans le contentement. Une branche de la famille vivait sur Lannion où siégeait l’auditoire, ce qui leur permettait de suivre leurs affaires au plus près. Deux orthographes coexistent en fait : Lesormel, forme originelle et Lezormel, forme plus récente.

Déclaration au domaine du Roy de 1678 mentionnant l’immeuble possédé par la famille LESORMEL. Ces documents rédigés par les notaires royaux sont conservés aux archives nationales et fournissent des indications précieuses sur la noblesse et leur patrimoine immobilier au XVIIème siècle.
Blason de la famille LESORMEL dont devise est « Le content est riche »

De cette famille le premier propriétaire connu est donc Yves de LESORMEL (1594-1650), Seigneur de Coatsabiec, fils de Yves de LESORMEL et Catherine le BOEUFF. D’après les archives de la Réformation, la maison disposait d’un étal donnant sur la rue, ce qui signifie que le RDC était déjà à destination commerciale. Yves de LESORMEL était également propriétaire de l’immeuble voisin situé au 3 rue Saint Malo. A l’époque c’était la mode de se qualifier Seigneur d’un lieu mais Coatsabiec n’était en fait qu’une petite terre noble en Kermaria Sulard qui ne portait aucune maison d’habitation. En 1616 il épouse Marguerite Guillaume (1687-1675) et de cette union naquirent sept enfants.

Signature de Yves de LESORMEL à l’auditoire de Lannion en 1650

En 1672 suite au décès de Marguerite Guillaume la succession s’organise à l’amiable entre les enfants. Guillaume l’aîné, hérite des parties nobles, alors que Jan, Sr de Kerouriou, hérite de l’immeuble au no 1 rue Saint Malo. Jan était syndic de la communauté de Lannion c’est à dire maire, en 1664 il avait notamment participé aux réunions destinées à établir les religieuses hospitalière dans l’Hôtel Dieu de Saint Anne. Le cadet Guillaume, Sr de Mézernot, étant déjà décédé en 1670 ce sont ses enfants qui héritent de l’immeuble voisin au no 3. Nous ne savons pas s’ils y ont réellement résidé, car ils possédaient plusieurs biens sur Lannion.

En 1672 la succession de Yves de LESORMEL s’organisent à l’amiable avec les enfants. Signature de François, Matthieu et Jan à l’auditoire de Lannion

Dans le relevé de l’égail de 1698 l’immeuble est noté loué par le Sieur de Montblancq, il s’agit de Pierre ILIXANT (1631-1708), Sieur de Kerguelen et de Montblanc. La famille ILIXANT ou ILLIXANT était une famille de notables de Lannion. Ce nom n’apparaît d’ailleurs qu’autour de Lannion et pourrait être une variante de ALLIXANT, nom de famille plus courant notamment dans le Jura. On trouve chez les ILIXANT des maires, des membres de la communauté de Lannion et des avocats.

Relevé d’égail à Lannion en 1698 mentionnant deux maisons appartenant aux LESORMEL et habitée par le Sieur Montblancq c’est à dire Pierre ILIXANT, Sieur de Kerguelen et de Montblanc.
Blason de Pierre ILIXANT

Son père également prénommé Pierre ILIXANT (1609-1668), Sieur de Kerguelen, a été Maire de Lannion en 1648. Pierre ILIXANT fils épouse Marie de PLOESQUELLEC (1638-1716), Dame de Montblanc.

Signatures de Pierre ILIXANT Sieur de Kerguelen et ses 3 enfants: Pierre, Louis et Marie.

D’abord en location au 1 rue Saint Malo, la famille ILIXANT achète l’immeuble qui restera tout le XVIIIème siècle dans la famille qui y établit sa résidence. Les relevés de capitation conservés aux archives à Rennes en témoignent.

En 1763 Anfray, Ingénieur des Ponts et Chaussée au service du duc d’Aiguillon, a réalisé le premier plan précis des voies de circulation à Lannion. On y repère au centre de l’image la rue Saint Malo et à l’angle l’immeuble en question avec un jardin sur le côté nord. En regardant attentivement entre l’immeuble et le jardin on repère la cour et la petite maison à l’arrière.
En 1771 le relevé de capitation (un impôt par habitant spécifique au XVIIIème) mentionne les dames ILIXANT dont la veuve de DESPREZ. Marque de la bourgeoisie, chaque dame avait sa servante.

Au cours du XVIIIème plusieurs filles de la famille Ilixant résident dans l’immeuble, au point que jusqu’au XIXème l’immeuble était connu sous le nom de la Maison Ilixant. La dernière membre de la famille à y résider est Louise-Radegonde ILIXANT née en 1702 à Lannion et mariée en 1740 avec un Malois. Au décès de celui-ci elle revient sur Lannion et sera la dernière propriétaire de la famille. Peu après la Révolution en 1793 elle cède l’immeuble à Pierre LARROUMET, un marchant fortuné, mais garde le droit d’utiliser le 2ème étage et le grenier. Cette vente s’apparente donc à une forme de viager.

Signatures à l’acte de vente en 1793: la vendeuse Louise-Radegonde ILIXANT veuve DESPREZ et l’acheteur Pierre LARROUMET

Pierre LARROUMET né en 1744 en Auvergne et décédé en 1817 à Lannion, était marchand en poêles à chauffer. Au XIXème les citadins abandonnaient progressivement l’usage des cheminées pour les remplacer par des poêles, plus pratiques à utiliser en appartements. Pierre LARROUMET investissait aussi dans l’achat de fermes afin d’en percevoir le fermage, de nombreux actes d’achats ont été retrouvés dans ce sens.

Plan d’alignement de 1798, sur l’immeuble à l’angle central est indiqué « Larroumet, bois, 2 étages, ardoises, mauvais état ». A cette date l’immeuble comportait donc encore son pan de bois sur la façade rue Saint Malo. Au XVIIIème il a probablement été peu entretenu, aussi porte-t-il la mention « mauvais état ». Mi XIXème le pan de bois sera remplacé par la façade maçonnée actuelle.

Suite au décès de Pierre LARROUMET à l’âge de 72 ans, les enfants revendent l’immeuble à un avocat de Lannion, Jean Marie RAOUL. Entre 1831 et 1833 celui-ci acquiert en sus de nombreux biens sur Lannion, notamment un ensemble sur la petite place du Marchalla’h très prisée par les notables. Il déménage ensuite à Paris où il poursuit sa fonction d’avocat.

Cadastre napoléonien de 1827. Les parcelles concernées sont numérotées 1020 et 1021. On notera la présence de dépendances à la droite de la parcelle 1021, qui maintenant sont rattachées à la parcelle 1019 soit le 3 rue de Saint Malo. La rue Duguesclin est ici notée rue du four en raison de la présence d’un four à pain à l’angle avec la venelle du four.
Matrice du cadastre napoléonien à la page de Jean Marie RAOUL. Les parcelles 1020 et 1021 correspondent à l’immeuble qu’il vendra en 1851 et dont l’enregistrement au cadastre aura lieu en 1852. Sa profession d’avocat à Lannion puis à Paris est également mentionnée.
Au début du XIXème la ville a étudié un projet de percement d’une rue au cœur du centre historique, le projet est ici visible en jaune. Il s’agissait de créer un axe de circulation direct reliant le pont Saint Anne et la place du Marchalla’h. Après de nombreuses plaintes de habitants auprès du préfet et jusqu’au ministère de l’intérieur à Paris, le projet a finalement été abandonné. Heureusement car la maison aurait été détruite.

Le 21 avril 1851 Jean Marie RAOUL et son épouse Mélanie MARTINET, demeurant à Paris, cèdent l’immeuble à Louis FORTIN, pharmacien, et son épouse Alexandrine LE BOULANGER son épouse moyennent un prix de 7350 francs.

Description de l’immeuble dans l’hypothèque : Maison située à Lannion rue de Saint Malo, écurie et cour en dépendance, une petite maison joignant la dite cour, les deux connues sous le nom de maison Elixan. Il s’agit en fait de Ilixant, la famille propriétaire au XVIIIème.
Attestation d’assurance de 1869 détaillant les nombreuses propriétés de M. FORTIN. Description au 1 rue Saint Malo : 12.000 francs : Maison à étages située rue de Saint Malo à Lannion et occupée par M. FEULOU, marchand de meubles. RDC, étages et grenier. Maison en pierre sous ardoises. Le pan de bois était donc déjà supprimé.
Recensement de 1861, la famille FORTIN habite l’immeuble avec ses 5 enfants

En 1877 François Marie FEULOU, ébéniste, avec son épouse Julie le Normand, commerçante, acquièrent la maison de M. et Mme FORTIN, avec cour, édifice et dépendances, murs privés et mitoyens. En 1899 les parents décèdent mais l’immeuble reste dans la famille FEULOU jusqu’en 1929.

Recensement de 1876 : La famille FEULOU avec ses 5 enfants et une domestique originaire de Ploulec’h. Cela signifie que les FEULOU ont été locataires avant de devenir propriétaires de l’immeuble.
Extrait de cadastre des FEULOU. Loin des riches propriétaires tels les LARROUMET ou les RAOUL, les FEULOU ne possèdent que cet immeuble. La parcelle 1020 correspond à l’immeuble et la 1021 à la petite maison à l’arrière que les FEULOU utilisaient comme atelier.

Les propriétaires au XXème siècle sont successivement :
1929 : M. Matthieu François Marie GOURIOU, pâtissier
1937 : Par succession, l’immeuble est transmis à leur fille Mme Marie Madelaine GOURIOU et son mari M. Louis Jacques Marie RUBEUS, navigateur
1947 : Acquisition le 17 janvier par Edmond Paul GAY, électricien, et Mme Marie Perrine Julienne BOHEC, commerçante à Lannion. Le couple louait déjà l’immeuble avec boutique au RDC et logement dans les étages. Le 29 novembre la même année M. Edmond Paul GAY décède.
1975 : Donation entre vifs, la veuve donne la maison à son fils le 22 juin 1975.
2018 : Acquisition par Jérôme et Peiyan FROGER auprès de M. GAY en vue d’une rénovation complète de l’immeuble

Sources :
– Archives nationales, Manuscrit P 1629, déclaration au domaine du Roi concernant la ville de Lannion (1677-1682) pour l’établissement de la propriété au XVIIème siècle
– « Six cents ans à Lezormel » de Jean du ROSCOÄT, bibliothèque de l’ARSSAT
– Archives communales de Lannion pour le relevé d’Egail de 1698
– Archives départementales des Côtes d’Armor pour les actes notariés, les hypothèques, le cadastre napoléonien et les recensements
– Archives départementales d’Ille et Vilaine pour les relevés de capitation de Lannion au XVIIIème

6. Techniques de rénovation

Le sablage est une technique de soufflage de sable sous pression qui permet de nettoyer les surfaces

7. Le nom des rues

La rue de Saint Malo, autrefois appelé la rue neuve, a en fait une longue histoire. Elle est présente sur les plans de Lannion les plus anciens et a peu changé dans sa configuration générale. C’est une rue très caractéristique et très commerçante de Lannion.
Autrefois appelée la rue du four en raison de la présence d’un four à pain, la rue a été rebaptisée du nom du héros breton Duguesclin. Bertrand du Guesclin, né vers 1320 au château de la Motte-Broons, près de Dinan et mort en 1380 devant Châteauneuf-de-Randon, est un noble breton, connétable de France et de Castille, personnage important de la première partie de la guerre de Cent Ans. Son épouse, prénommée Tiphaine, était réputée pour son élégance et sa beauté alors que Bertrand était connu pour son courage et son habileté au combat.